Kinshasa : La fermeture du Chantilly, un signal d’alerte pour les PME
La récente disparition de la pâtisserie Le Chantilly, après près de quarante ans de présence à Kinshasa, illustre crûment les défis auxquels font face les Petites et Moyennes Entreprises (PME) dans la capitale congolaise. Au-delà de la perte d’un lieu emblématique de la gastronomie artisanale, c’est tout un pan de l’économie formelle qui vacille.
Les raisons de cette fermeture sont multiples : hausse des coûts d’exploitation, loyers élevés, pression fiscale et parafiscale, difficultés d’approvisionnement et concurrence accrue d’enseignes plus flexibles. À cela s’ajoute la baisse du pouvoir d’achat des ménages, qui modifie profondément les habitudes de consommation.
La disparition du Chantilly rappelle aussi la vulnérabilité des entreprises à forte intensité de main-d’œuvre. Les emplois perdus, directs et indirects, mettent en lumière l’impact social réel de la fermeture d’une PME historique.
Cette situation est un avertissement pour l’ensemble du tissu économique urbain. Sans mesures structurelles pour soutenir les PME accès au financement facilité, accompagnement adapté et réformes du climat des affaires d’autres entreprises emblématiques pourraient suivre le même chemin, affaiblissant durablement l’économie formelle.
La fermeture du Chantilly n’est donc pas seulement la fin d’une pâtisserie : c’est un signal fort pour repenser les politiques de soutien aux PME et protéger l’emploi à Kinshasa.
